L'Atelier des publics ⎹ Cercle Naval

Rater mieux...

ven. 3 juil. — sam. 17 oct. 2026 du mar. au sam. de 13h à 18h

Dans la continuité de l’exposition Draw – la communauté de ceux qui n’ont rien en commun, consacrée au dessin contemporain, l’Atelier des publics de Passerelle invite les curieux et curieuses de tous âges dans l’ancien bar des officiers pour dessiner « dans l’air » à l’aide de cordes, de formes et de tubes.

À la croisée de l’art et de la physique, cet atelier propose un processus collectif de fabrication mêlant assemblage, traction, suspension et équilibre. Ces expérimentations donneront naissance à des créations éphémères, composées de lignes colorées, de forces invisibles et de volumes en suspension.

Cette proposition s’appuie sur le principe de la tenségrité — contraction des mots « tension » et « intégrité » — qui désigne un système structurel dans lequel des éléments rigides sont maintenus en équilibre grâce à un réseau de tensions. La tenségrité est ici envisagée autant comme un phénomène physique que comme un outil de recherche plastique et chorégraphique.

Entre attraction terrestre et mise en tension, les structures produites jouent avec les seuils d’équilibre, de maintien et d’effondrement. Chaque étape du processus peut alors être observée comme une forme de dessin : l’agencement des éléments à plat, l’entrelacement des fils, la projection des structures dans l’espace, leur élévation, leur stabilisation ou encore leur chute.

Cette proposition encourage une approche intuitive fondée sur le faire, où chaque geste devient une manière de composer avec les forces en présence et les interactions des autres participant·es. Les essais, les ajustements et les ratés font pleinement... [lire plus]

Le titre de l’atelier « Essayer encore. Rater encore. Rater mieux. » est un emprunt à l’auteur Samuel Beckett, extrait de son ouvrage Cap au pire, publié en 1983.

Le terme « tenségrité » a été formulé en 1949 par l’architecte et designer américain Richard Buckminster Fuller, connu pour avoir inventé le dôme géodésique. En 1921, l’artiste russe Karl Ioganson (1890-1929) réalisa sa Construction systématique. Dans les années 1950, le sculpteur américain Kenneth Snelson développa des sculptures aux formes arachnéennes, dans lesquelles des tubes soumis à la compression semblent flotter dans l’air au sein d’un réseau de câbles tendus.

En collaboration avec l’artiste Mathilde Chéreau
Sur une proposition de Thibault Brébant et d’Annabelle Grailhe
Et la participation de Chloé Le Mat et Laëtitia Juhel & les lycéen·nes brestois·es du dispositif Franchir le seuil