Ali Cherri, Cao Fei, Cui Jie, LaToya Ruby Frazier, François-Xavier Gbré, Pauline Ghersi, Cecilia Granara, Tirdad Hashemi, Rayane Mcirdi, Marilou Poncin, Romane de Watteville, Chloe Wise

À fleur de peau

17 juin — 17 sept. 2022

La grande exposition collective d’été s’intéressera à une notion de métamorphose à deux niveaux qui s’entremêlent : d’un côté, l’urbanisme, l’architecture de la ville en mouvement et de l’autre la question de l’identité et du corps qui change. Les enjeux du passé font place à ceux du XXIe siècle : transition écologique, ville adaptée aux piétons, ou encore vie maritime commerciale, sportive et de plaisance.

En parallèle, les métamorphoses de l’identité, de corps et de genre seront mêlées. Comment se reconstruire après la destruction de son environnement ? Comment la ville peut-elle influencer et définir notre santé physique et notre état psychique ? Est-ce que la ville du passé, construite pour les hommes et remplie de symboles phallocratiques, évolue vers plus d’inclusion ? On peut penser notamment aux paroles de la chanteuse Diam’s dans La boulette : « Y a comme un goût de viol quand je marche dans ma ville ».

Ce lien, qui pourrait paraître déroutant, entre urbanisme, architecture et genre, identité est pourtant bien réel et les métamorphoses auxquelles nous assistons sont largement étudiées par les artistes et le corps scientifique et universitaire. Ce programme sera une occasion passionnante de faire travailler de concert sur des sujets de société récents des artistes et des chercheurs, issus des champs des humanités et de sciences dites dures.